Nos partenaires

Longwy

Nombre d'habitants : 14 521

Ville proche : METZ

Longwy (en allemand Langich - en luxembourgeois Lonkech) est une ville du nord-est de la France, chef-lieu de canton du département de Meurthe-et-Moselle, sur la Chiers. Longwy est célàbre pour sa production de faïencerie : les émaux de Longwy et a vu naître le peintre luxembourgeois Jean-Baptiste Fresez (1800-1867). Fondée en 1880, la Société des Aciéries de Longwy fut l'une des premiàres grandes entreprises sidérurgiques installées dans le bassin lorrain. Ses habitants sont appelés les Longoviciens. Membre du Réseau des sites majeurs de Vauban.

Longwy, candidate au Patrimoine Mondial de l'Unesco

longwy candidate au Patrimoine Mondial de l'Unesco

Renaud Donnedieu de Vabres, alors Ministre de la Culture et de la Communication, a annoncé, début janvier 2007, la décision du Gouvernement de proposer les dossiers L'Oeuvre de Vauban pour son inscription au titre des biens culturels sur la liste du Patrimoine Mondial de l'Humanité.

Le Comité national des biens français du patrimoine mondial, réuni le 22 novembre dernier pour examiner les dossiers candidats à l'inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, avait donné un avis tràs favorable à deux dossiers, dans la catégorie « biens culturels » : L'oeuvre de Vauban, et L'oeuvre de Le Corbusier dans le monde. Devant l'obligation faite par le Comité du patrimoine mondial de limiter le nombre de dossier déposés chaque année à un dossier pour les biens culturels, le Gouvernement a décidé de déposer le 31 janvier prochain L'oeuvre de Vauban, jugée prioritaire notamment en raison de la célébration du tricentenaire de la mort de Vauban en 2007. Ce dossier sera examiné pour décision par le Comité du Patrimoine Mondial en juin 2008, apràs Bordeaux, déjà en cours d'examen. Le dossier L'oeuvre de Le Corbusier dans le monde sera, quant à lui, déposé l'année suivante.

Rappelons que Longwy fait partie des seize communes membres du Réseau des Sites Majeurs de Vauban, présidé par Jean-Louis Fousseret, également Maire-Président du Grand Besançon, association qui a déposé le dossier L'oeuvre de Vauban aupràs du ministàre de la Culture. Les seize membres de l'association ont été choisis pour la qualité et la singularité de la trace laissée par Vauban sur leur territoire ; enorgueillissons-nous donc de notre Patrimoine ! Si Vauban a laissé de nombreuses traces sur le territoire français, celle de Longwy se révèle exceptionnelle et distinguée en début d'année 2007 par le Ministàre de la Culture.

Longwy accueille avec enthousiasme et satisfaction cette décision gouvernementale. L'année 2007 sera ainsi placée sous le signe de Vauban : de nombreuses manifestations culturelles ponctueront 2007 (voir la page Vauban 2007), dès le mois de mars et jusqu'à la fin de l'année. Notons que les festivités commémorant la mort de Vauban bénéficieront du label « Luxembourg, Grande Région, Ville européenne de la Culture 2007 », ce qui permet à Longwy de faire figurer ses événements sur les supports de communication édités par la Ville européenne de la culture 2007 : le rayonnement culturel longovicien est donc relayé sur trois pays !.

Longwy au coeur de l'actualité et de l'Europe culturelle ? C'est aujourd'hui et maintenant !

Plus d'informations sur l'UNESCO sur le site officiel www.unesco.org

Histoire des Faïences et des Emaux

Longwy, ville historique des émaux
Au cœur de la Lorraine, à proximité de la Belgique et du Luxembourg, Longwy est un grand centre céramique aux XIXe et XXe siècles. La production de l'époque de la faïencerie de Longwy est aujourd'hui abritée dans la Salle des Emaux du Musée Municipal de la ville, qui est en fait l'ancienne manutention.

Au cœur d'une région à tradition faïencière, Longwy voit naître sa manufacture en 1798 dans un ancien couvent, le couvent des Carmes, vendu comme Bien National après la Révolution Française. La faïencerie produit alors des services de table imités d'autres grandes faïenceries. Les fondateurs doivent la céder au lendemain du siège de 1815 à J. Antoine de Nothumb, époux de Marie-Christine Boch, elle-même fille des faïenciers de Sept-Fontaines et Audun-le-Tiche. Napoléon 1er remarque la belle production de faïences d'usage, et commande un service destiné aux Maisons de la Légion d'Honneur. Après le siège de 1815, J.A. de Nothomb et son épouse Christine Boch perfectionnent les qualités de la pâte. Leur fille épouse en 1832 le baron Henri-Joseph d'Huart qui, au décès de son beau-père en 1835, devient propriétaire de la manufacture. Sous son impulsion, les progrès techniques sont nombreux : apparition des décors imprimés, nouvelle amélioration des pâtes, ...

Les innovations techniques se succèdent : nouveau procédé de chauffage des fours, impression de faïences, amélioration des qualités courantes des pâtes. Vers 1865, leurs fils Hyppolite et Henri-Ferdinand d'Huart, frais émoulus de l'Ecole Centrale de Paris, dynamisent encore davantage la Faïencerie familiale lorsqu'ils la reprennent en 1855. Ils ont l'idée de riposter aux importations massives de céramiques extrême-orientales en se tournant vers la faïence décorative, ils appliquent à la faïence le principe de "cloisonner" ou de cerner les décors à l'aide d'un trait gras et noir. Vers 1872, pour mettre en œuvre cette technique, ils font venir à Longwy Amédée de Caranza, artiste italien qui dirigeait les usines du Mikado au Japon. C'est alors la naissance des fameux Emaux de Longwy.

L'Exposition Universelle de 1878 consacre le succès des Emaux, et de l'ensemble des créations faïenciàres. La notoriété de la Faïencerie de LONGWY attire les plus grands artistes : Carriàre, Cirode, Croisy, Kilbert, Kruytenbrouwer, Clairin, Quost, Morlon...

Outre leur nom, ces artistes introduisent des techniques nouvelles : barbotines, porcelaines, piàces montées sur des bronzes orientaux, majoliques. Le nombre de formes de pièces décoratives s'accroit : montage sur bronze, pièces de prestige dans lesquelles le japonisme est éclatant.

Longwy expose ses nouveautés aux Expositions Universelles de 1889 et 1900. Peu sensible à l'Art Nouveau, la faïencerie connaïtra une production inspirée de l'Art-Déco vers 1919 : Lévy, Luce, Olesievicz créent en mêlant le goût de l'époque à la technique spécifique des Emaux. La faïencerie crée, en association avec les magasins du Printemps la collection "Primavera". Lindley, puis Chevalier assurent la création typique de l'époque.

En 1932, la tradition japoniste redevient la base de la création. Après les difficultés de la seconde guerre mondiale, M.P. Chevallier, P. Mignon, R. Rizzi, H. Gabet, C. Leclercq... amoureux de la matière et de la technique, s'inspirent des arts asiatiques. Ils créent formes et décors qui font toujours de bonheur des innombrables admirateurs des arts du feu, dont Longwy est l'un des maîtres.

 
site design and development - digidump.eu